Pokopia
Pokopia
Il est vrai que, depuis les épisodes Switch de la licence Pokémon (et surtout l’horrible remake de Diamant), la franchise de mon enfance ne me faisait plus très envie. Après avoir tenté Arceus (que j’ai trouvé très ennuyeux) ou encore Scarlet (que j’ai revendu après quelques heures de jeu tellement j’avais l’impression d’avoir contribué à un scam géant), j’étais décidé à ne plus donner un centime aux monstres de poche.
Et puis... récent possesseur d’une Switch 2, je m’apercevais qu’elle prenait déjà la poussière. Les trailers de Pokopia me donnaient de plus en plus envie. Ayant bien aimé les Dragon Quest Builders et étant un grand fan de jeux bac à sable, j'étais obligé de donner une chance à ce titre.
Entre liberté et routine
Il est parfois difficile pour moi d’appréhender ce genre de jeu. En effet, je rencontre souvent le même problème avec les "sandbox" : soit je suis trop libre et je ne sais pas quoi faire, soit je veux tout rendre joli et je me lasse avant même de compléter la trame principale. Ici, le jeu arrive très bien à gérer sa phase de tutoriel. On démarre dans une petite grotte avant d'être libéré dans une prairie où l’on rencontre nos premiers Pokémon. Ces derniers nous permettent d’arroser le sol (et donc de transformer les herbes sèches en belles herbes vertes), de découper du bois et de casser des blocs. En quelques minutes, on a déjà toutes les clés de compréhension pour s’amuser sans être perdu, avec une trame principale et des objectifs toujours clairs et accessibles.
Logez-les tous !
Car la mécanique principale de Pokopia, ce n’est pas d’attraper les Pokémon, mais de créer les conditions environnementales propices à leur venue dans votre biome. Quatre petites herbes alignées au sol ? Un Bulbizarre apparaît ! Un bout d’herbe au bord de l’eau ? Bonjour Carapuce !
Chaque Pokémon habite alors son propre lieu de vie. Vous pourrez interagir avec eux pour les aider dans de petites quêtes, ou leur demander de vous suivre pour allumer un feu, cultiver des graines, éclairer des lampadaires… selon leurs capacités, bien sûr ! Vous aurez aussi la possibilité de créer des maisons ou des cabanes pour vos Pokémon. Moyennant des ressources et l’aide de Pokémon spécifiques pour finaliser les constructions, c’est à vous de voir si vous voulez remplir vos biomes de jolies maisons (en leur fournissant meubles et décorations) ou les laisser vivre dans leur habitat naturel de base.
Créer la vie
Plus vous inviterez des Pokémon à vivre dans votre biome, plus la nature reprendra ses droits. Les Pokémon ont leurs propres lignes de dialogue et jouent parfois ensemble ; certains vous fourniront même des ressources pour créer des objets. Faire couler des ruisseaux permettra de rendre les terres alentours bien vertes et fertiles. Plus vous avancez dans le jeu, plus votre habitat devient vivant : la satisfaction est garantie !
Fiers de nos régions
Petite surprise tout de même en avançant dans le jeu : je vous ai parlé plusieurs fois des "biomes", et en effet, le titre est découpé en plusieurs zones emblématiques de l'univers Pokémon. Chacune de ces zones est accessible via une porte… ce qui donne lieu à des temps de chargement. C’est dommage que le jeu ne propose pas un véritable monde ouvert. Certes, on ne change pas si souvent de zone en suivant la trame principale, mais si vous aimez passer du temps à décorer et améliorer les lieux (par exemple en déplaçant les arbres ou plantes d’une zone à une autre), ces chargements peuvent devenir frustrants.